On m’a demandé pourquoi je m’entraîne autant.
La vraie réponse ? J’ai 4 filles.
Et dans quelques années — trop tôt, forcément — un garçon va sonner à ma porte. Il va regarder ma fille comme si elle était la chose la plus précieuse du monde. Et il aura raison. Parce qu’elle l’est.
Mais ce jour-là, je veux pas être le père sympa en cardigan qui offre un café. Je veux être le père dont les potes du garçon parlent le soir même. “Frère… t’as vu son reup ? T’es sûr de toi ?”
C’est pas de la peur que je veux instiller. C’est du respect.
À 44 ans, j’aurais pu lever le pied. Me dire que c’est bon, j’ai fait le tour. Mais chaque matin à 6h sous la barre, je pense pas à moi. Je pense à Chiara, Rose, Mia et Lou. Quatre raisons de ne jamais baisser les bras — ni la charge.
On parle beaucoup du père protecteur comme d’un cliché. Moi j’assume. Pas parce que je fais pas confiance à mes filles — je leur fais confiance plus qu’à n’importe qui. Mais parce que le monde, lui, mérite qu’on le regarde avec l...
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